Lorsque vous cherchez à protéger votre PC contre les pirates informatiques, désactiver JavaScript et Flash peut sembler une bonne idée : une méthode certes un peu ancienne, mais efficace. Sur certaines configurations, cette désactivation peut considérablement réduire les vecteurs d’attaque, d’autant plus que de nombreux logiciels malveillants exploitent ces failles. Vous pouvez désactiver JavaScript dans les paramètres de votre navigateur, mais pour Flash, c’est un peu plus complexe car il est profondément intégré à Windows et aux navigateurs. Généralement, il faut aller dans Paramètres > Confidentialité et sécurité > Paramètres des sites (dans Chrome) ou about:config (dans Firefox ), puis désactiver JavaScript ou configurer Flash sur « Demander l’activation ».Pour un blocage plus global, il existe des paramètres de stratégie de groupe ou des modifications du registre, mais ces méthodes sont plus avancées. Attention : la désactivation de ces technologies peut perturber le fonctionnement de certains sites web. Ne le faites donc que si la sécurité est votre priorité absolue.
En termes d’impact immédiat, attendez-vous à ce que votre navigation soit modifiée : davantage de sites pourraient refuser de se charger ou afficher un contenu défectueux. Néanmoins, c’est une mesure efficace si vous utilisez un ordinateur public ou si vous êtes simplement soucieux des risques liés aux logiciels malveillants. Sur une configuration, cela a été miraculeux ; sur une autre, j’ai dû réactiver JavaScript pour une navigation basique. Il faut donc trouver un juste milieu.
Protégez votre ordinateur des pirates informatiques
Outre les conseils habituels comme la mise à jour de Windows et des applications, l’activation du pare-feu et l’utilisation d’un bon antivirus, voici quelques astuces pratiques. Et pas seulement théoriques : il s’agit de mesures concrètes à prendre après une alerte aux logiciels malveillants ou une mauvaise expérience.
Utilisez un mot de passe robuste pour vos comptes et votre utilisateur local.
C’est un conseil basique, mais crucial. Un mot de passe faible, c’est comme donner carte blanche aux pirates. Optez pour un mot de passe complexe : des phrases longues, un mélange de majuscules, de minuscules, de chiffres et de symboles. Pour beaucoup, un gestionnaire de mots de passe comme LastPass simplifie la vie : il génère des mots de passe forts et aléatoires, stockés en toute sécurité, et vous n’avez pas besoin de tous les mémoriser. Activez également le verrouillage des comptes : configurez Windows pour qu’il verrouille un compte après, par exemple, trois tentatives de connexion infructueuses. Cette option se trouve dans Stratégie de sécurité locale > Stratégies de compte > Stratégie de verrouillage des comptes. Ainsi, les attaques par force brute sont bloquées rapidement.
Supprimez les logiciels indésirables et les programmes inutiles.
De nombreux ordinateurs neufs sont livrés avec une multitude de logiciels préinstallés (Lenovo, HP, etc.), dont certains peuvent s’avérer plus dangereux qu’il n’y paraît. Les logiciels malveillants peuvent détourner ou exploiter des logiciels ou barres d’outils de navigateur non désirés. Supprimez tout ce dont vous n’avez pas besoin : accédez au Panneau de configuration > Programmes > Désinstaller un programme ou, mieux encore, utilisez des outils dédiés comme Crapware Removal Tools. Soyez prudent : si quelque chose vous semble suspect, effectuez une recherche rapide sur Google avant de procéder à la désinstallation.
Choisissez judicieusement votre navigateur et ajoutez des extensions de sécurité.
Votre navigateur est votre porte d’entrée sur Internet ; choisissez-en un qui privilégie la sécurité. Chrome, Firefox, Edge : assurez-vous qu’il soit à jour. Pour Firefox, installez NoScript afin de bloquer les scripts non fiables. Chrome propose divers plugins comme Ghostery ou HTTPS Everywhere qui garantissent une connexion sécurisée. Parfois, une simple mise à jour du navigateur suffit à corriger les failles de sécurité que les pirates pourraient exploiter.
Forcer les sites web à se charger via HTTPS
Si vous n’utilisez pas encore le protocole HTTPS, vous vous exposez à des problèmes, notamment pour vous connecter à vos comptes bancaires ou à des sites marchands. Installez des extensions de navigateur comme HTTPS Everywhere. Elles garantissent que les sites vous redirigent automatiquement vers la version chiffrée, ce qui renforce votre sécurité. Sous Windows, vous pouvez même configurer des stratégies pour privilégier le HTTPS dans certains navigateurs — une manipulation un peu technique, mais qui en vaut la peine.
Utilisez l’authentification à deux facteurs (2FA)
C’est une pratique qui n’est pas encore courante, mais qui devrait l’être. Une fois activée, même si votre mot de passe est piraté, les pirates ne pourront pas accéder à votre compte sans cette deuxième étape de vérification, comme un code envoyé sur votre téléphone. Imaginez un système de double authentification pour vos comptes. Vérifiez auprès de votre banque, Google ou sur vos réseaux sociaux : tous proposent l’authentification à deux facteurs (2FA).L’activer signifie que vous recevrez une notification ou un SMS pour confirmer votre connexion. C’est parfois un peu agaçant, surtout si vous n’avez pas votre téléphone à portée de main, mais globalement, c’est un grand pas en avant pour la sécurité.
Gardez votre PC hors ligne lorsqu’il n’est pas utilisé, surtout s’il est vulnérable.
Cela peut paraître démodé, mais si vous êtes très prudent, déconnectez-vous d’Internet ou éteignez votre ordinateur lorsque vous ne l’utilisez pas. Certes, ce n’est pas l’idéal, mais si personne n’y a accès, il ne peut pas être piraté à distance. De plus, sur les ordinateurs portables, désactiver le Wi-Fi en votre absence réduit les risques.
Bon sens et navigation prudente
N’ouvrez pas les pièces jointes provenant d’expéditeurs inconnus : la plupart des logiciels malveillants s’y infiltrent. Faites de même avec les liens suspects et les applications téléchargées depuis des sites douteux. Privilégiez les boutiques officielles comme le Microsoft Store ou les vendeurs de confiance. En cas de doute, abstenez-vous. Et bien sûr, soyez toujours prudent avant de télécharger ou d’installer un logiciel, surtout s’il s’agit d’un logiciel piraté : ces derniers contiennent souvent des logiciels malveillants.
Tenez tout à jour
Chaque mise à jour logicielle est à considérer comme un correctif de sécurité. Les pirates informatiques exploitent les failles de sécurité connues ; ignorer les mises à jour, c’est donc s’exposer à des problèmes. Activez les mises à jour automatiques autant que possible, notamment pour Windows, les navigateurs et les antivirus.
Évitez de divulguer trop d’informations par e-mail ou via le remplissage automatique.
Ne répondez pas à tous les courriels vous demandant des informations et désactivez la saisie automatique dans votre navigateur : elle peut révéler vos mots de passe ou des données sensibles si un site est compromis ou malveillant. Saisissez les informations manuellement lorsque c’est nécessaire et vérifiez toujours la fiabilité des sites avant d’y entrer des données sensibles.
Utilisez un VPN
Un bon VPN chiffre votre trafic et masque votre adresse IP, ce qui garantit la confidentialité de votre navigation et vous protège contre certaines attaques de type « homme du milieu ».Évitez les VPN gratuits ; ils revendent souvent vos données ou sont peu sécurisés. Privilégiez un abonnement auprès d’un fournisseur réputé. Ce niveau de chiffrement supplémentaire empêche les pirates d’intercepter vos données, notamment sur les réseaux Wi-Fi publics.
Désinstallez ce que vous n’utilisez pas et effacez correctement les anciennes données.
Les logiciels que vous n’utilisez jamais représentent un risque potentiel pour votre sécurité. Désinstallez les programmes inutilisés et, lorsque vous vous débarrassez d’anciens appareils, effacez complètement les disques durs à l’aide d’outils comme Darik’s Boot and Nuke (DBAN) ou des options de réinitialisation intégrées. Ainsi, vos données ne pourront pas être récupérées par une personne mal intentionnée.
Pare-feu et antivirus sont vos amis.
Gardez votre pare-feu activé (sauf si un logiciel spécifique exige sa désactivation) et effectuez régulièrement des analyses antivirus. Windows Defender offre une protection de base acceptable, mais complétez-le avec un logiciel tiers réputé si possible. Une bonne sécurité repose sur plusieurs niveaux de protection : pensez aux serrures de votre porte, aux caméras et à votre système d’alarme.
Sérieusement, aucune méthode ne vous rendra invincible, mais ces conseils combinés compliquent considérablement la tâche des pirates. N’oubliez pas qu’Internet est un monde imprévisible et que les pirates informatiques trouvent sans cesse de nouvelles failles ; restez donc vigilant, maintenez vos systèmes à jour et ne baissez jamais votre garde.
Consultez cette vidéo pour obtenir des conseils supplémentaires.
Quelles technologies peuvent réellement arrêter un pirate informatique ?
Les pare-feu intégrés, Windows Defender et les antivirus tiers constituent votre première ligne de défense. Assurez-vous qu’ils sont tous activés, à jour et correctement configurés. Ils ne détectent pas tout, mais ils contribuent à bloquer les menaces connues avant qu’elles ne vous atteignent.
Windows Defender peut-il arrêter les pirates informatiques ?
Oui, globalement. Il est plutôt efficace pour détecter les logiciels malveillants et les scripts malveillants, d’autant plus que Microsoft déploie des mises à jour fréquentes. Mais ne vous y fiez pas entièrement : combinez-le avec une navigation intelligente et de bonnes habitudes. Car, bien sûr, Windows complique parfois les choses inutilement, mais c’est une protection intégrée correcte si vous la maintenez active et à jour.